
Belle-Ile en mer (https://www.belle-ile.com/), une des plus belles îles bretonnes, vécue comme un enfer par des enfants malmenés par la vie et condamnés, parfois pour des broutilles, à la colonie pénitentiaire sous le regard complaisant et satisfait de la république (https://patrimoines-archives.morbihan.fr/decouvrir/instants-dhistoire/les-millesimes-du-patrimoine/la-colonie-penitentiaire-de-belle-ile). Sorj Chalandon (https://www.babelio.com/auteur/Sorj-Chalandon/) nous raconte la maltraitance de ces enfants et comment ils se transforment en bête sauvage pour survivre, du moins ceux qui ont le mental pour ça: « Toujours préférer le loup à l’agneau ». Impossible de s’évader de la forteresse et encore moins de l’île et pourtant, Petit Jules, Jules Bonneau alias La Teigne, y parvient, un seul sur 56 échappés. Commence alors une vie de clandestinité avec la complicité de Ronan, patron pêcheur, de sa femme Sophie et des pêcheurs du Palais. Rencontrant une humanité qu’il ne connaissait pas, la personnalité de Jules évoluera mais pas assez pour lui épargner un destin fatal.
Beau roman, témoignage intéressant, encore un sur la souffrance des enfants, la bêtise et la cruauté des adultes. La violence des enfants, la leur et celle qui leur est faite, est parfaitement décrite dans la première partie du roman. La deuxième partie, la vie clandestine de Jules sous la protection de Ronan et Sophie, m’a paru trop idyllique, un peu complaisante. Ne pas rater le lien ci-dessus vers les archives de la colonie pénitentiaire.