
Je ne suis pas familier de la littérature allemande contemporaine ou classique et je ne peux pas dire si cela joue un rôle dans le peu d’enthousiasme ressenti à cette lecture. J’avais sans doute un à priori comparable à ce que l’on peut ressentir à l’idée d’aller visiter des villes d’Allemagne de l’est au temps de la guerre froide.
Berlin est divisé. Un étudiant de l’ouest, Kaspar rencontre une jeune militante de l’est, Birgit. Il la fait passer à l’ouest sans savoir qu’elle abandonne un enfant nouveau-né, une fille. Des années plus tard, après le suicide de Birgit, Kaspar prend connaissance des secrets de sa femme et de son désir de revoir sa fille. Berlin est réunifié. Kaspar se lance dans la recherche de cette belle-fille, trouve une famille de nationalistes radicaux et construit une relation d’affection avec sa petite-fille Sigrun. Bernhard Schlink (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernhard_Schlink) propose un thème intéressant avec la confrontation entre un grand-père démocrate, libéral, intellectuel et sa petite-fille élevée dans un milieu d’extrême droite radicale, nationaliste et traditionaliste de l’ex-Allemagne de l’Est. Il est aussi question des conséquences de l’abandon.
La première partie du roman qui retrace la vie avec Birgit et cerne sa personnalité m’a paru longue. La deuxième partie est plus stimulante, elle relate les échanges difficiles avec Sigrun et ses parents et le ressenti de Kaspar. Mon appréciation mitigée ne doit pas faire oublier que « La petite-fille » a obtenu le prix des libraires Folio 2025 (https://www.telerama.fr/livre/la-petite-fille-de-bernhard-schlink-recoit-le-prix-folio-des-libraires).