A propos de l’information scientifique et de la Covid 19

La pandémie de Covid 19 a fait surgir des millions d’épidémiologistes bavards. Il n’y a pas que le virus qui circule! Par manque de formation à la méthode scientifique, beaucoup de gens véhiculent des informations déformées, parfois jusqu’à l’absurde, incomplètes, ce qui les rend incompréhensibles, ou assénées comme des vérités définitives alors que ce sont des résultats à soumettre à évaluation. Et les autres, dépités par toutes les contradictions apparentes ou réelles, doutent de toute information.

Lire et comprendre les informations scientifiques nécessite un apprentissage. La transmission de ces infos par les médias a motivé d’innombrables articles sur les biais qui les déforment intentionnellement ou non. Puis il y a la qualité des oreilles qui reçoivent le message: à la caisse d’une grande surface, l’homme qui me précédait m’a dit ce matin:  « cette histoire de virus, on n’est même pas sûr que c’est vrai! ». Tout de même, après plus de six mois et des centaines de milliers de morts de par le monde! Ensuite, il y a l’utilisation que les responsables politiques font des informations, les conséquences tirées des connaissances « nouvelles » par les responsables sanitaires, les partis politiques et les médias. Vous mélangez bien tout ça et vous l’assénez à longueur de temps jusqu’à l’indigestion. Quand vous n’en pouvez plus, c’est le Professeur Machin qui n’a pas encore donné son point de vue!

Trop d’informations tuent l’information. Le bourrage de crâne ne rend pas intelligent. Trop d’intervenants noient celui qu’on pourrait écouter avant de lui faire confiance. Un message pédagogique doit être clair et adapté à son public.

Liberté, Egalité, Fraternité. Chacun est libre de délivrer et d’accéder à des informations. Les uns et les autres doivent avoir des chances égales d’accès aux informations. En tant que frère, je ne nourris pas mes frères et sœurs avec des aliments qu’ils ne peuvent pas digérer ni je ne les gave d’informations qu’ils ne peuvent pas comprendre. Voilà, une fois encore, les contradictions sont partout. Tant mieux, disent certains, ce sont elles qui font évoluer notre culture. 

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