Enrage contre la mort de la lumière de Futhi Ntshingila publié en 2014 (édition originale, Afrique du sud) et en 2021 pour la traduction en français aux éditions Belleville

Afrique, Afrique du Sud, Province du Gauteng (Gauteng Province), ville de Johannesbourg, banlieue de Soweto (South Western Township), Quartier de Kliptown, bidonville. Image empruntée au site Le monde (https://www.lemonde.fr/livres/article/2021/02/12/enrage-contre-la-mort-de-la-lumiere-de-futhi-ntshingila-le-cri-des-sud-africaines_6069745_3260.html)

En 2014, Futhi Ntshingila, journaliste Sud-Africaine a publié en anglais ce roman sous le titre « Do not go gentle » et il nous est parvenu en 2021 grâce aux éditions Belleville sous ce titre qui commence par « Enrage ». C’est bien choisi car cette lecture donne tellement envie de s’enrager! Le titre est tiré d’un poème de Dylan Thomas (https://thomasspok.blogspot.com/2020/07/do-not-go-gentle-into-that-good-night.html)

L’histoire se déroule en Afrique du sud au début de ce siècle, période pendant laquelle les victimes du VIH sont innombrables dans ce pays. La jeune héroïne Mvelo apprend dès son plus jeune âge que les hommes et les femmes ne sont pas égaux et que cette inégalité produit la dépendance, la soumission, la maltraitance, la violence et même pire, le viol et la mort. Les hommes les plus responsables de protection sont aussi des prédateurs. Ce roman est un cri de colère devant le comportement des hommes avec les femmes et surtout les plus isolées et démunies d’entre elles parce qu’elles sont sans défense. C’est un cri de rage pour ces femmes qui meurent de misère, du sida et de l’irresponsabilité des hommes. C’est aussi un chant d’amour pour ces femmes capables de survivre malgré tout grâce à leur courage, leur solidarité et même leur compassion pour les hommes qui les maltraitent.

L’objectif et le fond du roman méritent donc d’être salués, c’est une oeuvre d’intérêt public. Toutefois l’écriture manque un peu de subtilité (la description et l’explication appuyées c’est bien mais la suggestion c’est bien aussi) et le récit est parfois naïf tant l’auteure voudrait que la vie soit plus douce pour ses personnages et surtout pour Mvelo. Le site « un dernier livre » nous encourage à ne pas nous arrêter à cette critique de style (https://www.undernierlivre.net/tag/afrique/)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

code