Le rouge vif de la rhubarbe d’Audur Ava Olafsdottir paru en 1998, traduction française en 2016 (édition Zulma)

Voici une nouvelle lecture de la romancière islandaise qui fait partie de mes auteurs préférés.
Elle nous parle ici , avec beaucoup de délicatesse et de pudeur, d’une adolescente qui affronte la vie avec ses béquilles. En fait, elle nous raconte des petits évènements de la vie du village dans lesquels elle nous suggère subtilement le monde intérieur de son héroïne. Car il s’agit bien d’une héroïne pour s’engager dans cette vie avec une telle résilience face au handicap, à l’absence de ses parents partis chacun de leur côté vivre leur passion et face aux dures conditions matérielles. Sans aigreur ni révolte, elle porte sur le monde un regard attentif, emprunt de poésie, de sérénité, d’ouverture aux autres. Elle fait des difficultés, un terrain d’exercice où tester son courage et son obstination. Elle accueille l’amour de Nina et l’amitié de Salomon pour l’affection dont elle a besoin comme elle se réjouit de la couleur rouge de la rhubarbe, tout naturellement.

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