Rosa candida

d’Audur Ava Olafsdottir, publié en 2007 en version originale et en 2010 pour la version en français aux éditions Zulma

Photo empruntée à: https://anniemots.com/2020/03/28/rosa-candida-de-audur-ava-olafsdottir/

La romancière islandaise nous invite cette fois à partager la vie d’un jeune homme meurtri par le décès d’une mère admirée qui l’a initié à la culture des fleurs et aux potagers. Désireux de rompre des liens pesants avec sa famille et son quotidien, il se lance dans un voyage initiatique qui devrait lui permettre de mûrir, d’accepter la mort de sa mère et de se réaliser grâce à ses talents de jardinier. Il quitte donc l’île et pose son sac à proximité d’une abbaye dont le jardin autrefois réputé a un besoin impérieux de restauration. Il pourra y faire pousser la « rosa candida » de sa mère.

Là, il est rattrapé par son passé. Il a eu une petite fille d’une aventure d’une nuit. La mère de l’enfant le rejoint avec sa fille. La restauration du jardin des moines va se doubler d’une période de découverte de sa fille, de la mère de son enfant et de son devoir de paternité.

Dans cet ouvrage on retrouve toutes les qualités littéraires de la romancière que j’ai déjà eu l’occasion de commenter: Ör, mai 2021 – Le rouge vif de la rhubarbe, octobre2020 (https://critiquacroquer.fr/ ). Même si je l’apprécie beaucoup, « Rosa candida » n’est pas mon roman préféré. Je trouve que ce jeune homme est trop parfait et décalé. Sa petite fille a, pour son âge, un développement mental trop exceptionnel. Les gestes quotidiens du papa pour les soins de sa petite fille sont décrits avec beaucoup d’insistance. Bref, c’est un beau roman, plein de sensibilité mais pas mon préféré.

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